Foire aux questions
Questions générales
Faut-il venir en couple pour apprendre à danser ?
Non. Vous pouvez venir seul(e) ou accompagné(e).
Les cours sont organisés de manière à permettre la rotation des partenaires, ce qui accélère l’apprentissage et développe la capacité d’adaptation, essentielle dans les danses sociales.
Ai‑je besoin de chaussures spécifiques pour commencer ?
Souvent, nous commençons à danser pieds nus ou en chaussettes, surtout pour les premiers cours.
Danser pieds nus permet :
de sentir le sol et mieux comprendre l’appui, l’équilibre et la posture,
de placer correctement le corps avant d’ajouter la complexité des talons ou chaussures spécifiques,
de corriger les habitudes de placement incorrectes, très fréquentes chez les danseuses portant des talons dès le départ.
Beaucoup de nouveaux élèves viennent avec des chaussures non adaptées, souvent conseillées par des vendeurs qui ne connaissent pas la danse. Cela peut provoquer des blessures ou gêner l’apprentissage.
Nous pouvons conseiller des chaussures et des marques fiables, mais uniquement pour la sécurité et le confort de nos élèves. Nous ne gagnons rien à le faire, notre seul objectif est de prévenir les blessures et d’assurer une pratique correcte.
Dans certains cas, nous pouvons demander à un élève de retirer ses chaussures, même si elles sont chères ou esthétiques.
Le but n’est pas de défiler, mais bien d’apprendre à danser correctement.
Ces conseils et recommandations sont réservés exclusivement aux élèves de l’école.
Quelle tenue faut-il prévoir ?
Une tenue confortable permettant de bouger librement. Prévoir des vêtements respirants et éventuellement un change.
Dois‑je avoir un bon niveau physique pour commencer ?
Non. Les cours sont progressifs et accessibles à tous. La coordination, le rythme et la posture se développent naturellement avec la pratique.
Niveaux et progression
Comment savoir quel est mon niveau ?
Le niveau ne se mesure pas au nombre de figures connues.
Nous évaluons principalement : posture, cadre, musicalité, capacité d’adaptation et qualité de la connexion avec le partenaire.
Je danse depuis 10 ou 15 ans. Vais-je apprendre quelque chose en niveau débutant ?
Oui. Même des danseurs expérimentés découvrent souvent des aspects fondamentaux qu’ils n’avaient jamais intégrés : musicalité, précision, connexion, conscience corporelle et culturelle.
Pourquoi ne passe‑t‑on pas rapidement aux figures compliquées ?
Parce que la danse est un langage. On apprend à parler correctement avant de créer ou improviser. Les figures deviennent naturelles seulement après la maîtrise du cadre, du rythme et de la connexion.
Pourquoi avons-nous parfois l’impression de revenir en arrière pour mieux progresser ?
Revenir sur des mouvements déjà connus permet de corriger des automatismes et de prendre pleinement conscience de chaque mouvement.
En situation sociale, il faut s’adapter à la musique, au partenaire et aux autres danseurs présents.
Cette conscience transforme la pratique mécanique en danse fluide et naturelle.
Pourquoi une danse simple peut-elle être plus impressionnante qu’une danse compliquée ?
Parce que la qualité d’une danse dépend de la justesse et de l’intention, pas du nombre de mouvements.
Un vocabulaire simple utilisé correctement produit une danse claire, musicale et agréable.
Accumuler des mouvements complexes sans maîtrise réelle crée souvent une illusion qui s’effondre face à un regard expérimenté.
Culture et styles
Quelle salsa enseignez-vous ?
Nous enseignons deux danses distinctes :
– salsa cubaine (casino)
– salsa portoricaine (salsa en ligne)
Ces danses ne sont pas des « styles » interchangeables. Elles sont issues de cultures et d’histoires différentes, avec des codes corporels et musicaux propres.
Peut-on mélanger les deux salsas ?
Non. Mélanger les deux crée de la confusion et empêche l’acquisition correcte des bases.
Chaque danse s’enseigne dans sa cohérence propre.
Cependant, les qualités développées dans l’une peuvent enrichir la pratique de l’autre (créativité, précision, musicalité), mais pas le style lui‑même.
Pourquoi insistez-vous sur le respect des rôles leader / follower ?
Parce que chaque rôle a un vocabulaire corporel et une fonction complémentaires.
Respecter ces rôles permet une danse fluide, confortable et musicale, et prépare ensuite l’expression personnelle.
Comportement et esprit en cours
Que signifie apprendre une danse sociale ?
Apprendre une danse sociale, c’est apprendre à écouter la musique, respecter son partenaire, comprendre l’espace et développer une communication non verbale claire et confortable.
Quelle attitude est attendue pendant les cours ?
Écoute, attention, respect du rythme du groupe et acceptation des corrections des professeurs.
Une attitude ouverte et respectueuse permet une progression rapide et agréable pour tous.
Est-il normal de se tromper ?
Oui, c’est même indispensable. Les erreurs sont un moteur de progression.
Puis-je corriger ou enseigner aux autres élèves ?
Non. Les professeurs sont responsables de la pédagogie. Les corrections entre élèves créent souvent de la confusion.
Pourquoi insistez-vous sur le confort du/de la partenaire ?
La danse sociale est un dialogue.
Un mouvement réussi est clair, confortable et agréable pour les deux partenaires.
La priorité reste toujours la qualité de l’expérience partagée.
Est-ce une compétition entre danseurs ?
Oui… et non.
La danse sociale n’est pas une compétition au sens sportif ou démonstratif.
Cependant, dans les cultures afro-caribéennes, il existe une forme de compétition subtile :
– se dépasser soi-même,
– répondre à la musique, au partenaire et à l’énergie du public.
L’objectif n’est jamais de surpasser quelqu’un, mais de danser avec justesse, présence et authenticité.
La danse sociale demande-t-elle de l’expérience pour être agréable ?
Non. La qualité de présence et de connexion compte plus que la complexité des mouvements.
Pourquoi l’ambiance du groupe est-elle importante ?
Un environnement respectueux et bienveillant permet à chacun de progresser sereinement, débutants comme danseurs avancés.
Idées reçues et clarifications
Plus je connais de figures, meilleur je suis ?
Non. La maîtrise réside dans la qualité, la musicalité et la connexion, pas dans la quantité de figures.
Puis-je mélanger mon style personnel avec votre enseignement ?
Pas pendant le cours. L’expression personnelle vient après la maîtrise des bases et de la cohérence du langage de chaque danse.
Comment évaluez-vous le niveau d’un danseur ?
Par son attitude, sa posture, sa connexion avec le partenaire, sa musicalité et sa capacité d’adaptation, et non par le nombre de figures connues.
Notre pédagogie : pourquoi elle est différente
Pourquoi votre pédagogie est-elle différente de certaines « écoles » dans des associations, bars ou communes ?
Il existe de nombreuses structures qui proposent des cours de salsa, mais leur approche est très différente de la nôtre.
Pour illustrer, pensez à la gastronomie :
– le fast-food,
– le restaurant routier,
– le restaurant gastronomique.
Nous nous positionnons comme un restaurant gastronomique de la danse :
– nous enseignons le vocabulaire complet, la culture et l’histoire des danses,
– nous développons une pratique consciente et respectueuse, qui permet aux élèves de briller tout en communiquant avec tous,
– nous valorisons l’ouverture aux cultures et traditions intrinsèquement liées à chaque danse.
Diluer une pratique pour la rendre plus accessible peut sembler tentant, mais cela aboutit souvent à une danse sans saveur ni émotion, dépourvue de musicalité authentique.
Notre objectif n’est pas de créer une élite fermée, mais des danseurs ouverts, éclairés et fiers de leur pratique.
Pourquoi parle-t-on toujours d’hommes et de femmes dans vos cours ?
Nos cours enseignent des danses traditionnelles où les rôles homme et femme sont distincts, avec des mouvements, des codes et des interactions propres, et non définis par des considérations subjectives ou des idéologies contemporaines sur le genre.
Il est possible qu’une femme choisisse de danser le rôle de l’homme, ou qu’un homme choisisse le rôle de la femme. Dans ce cas, la personne danse véritablement le rôle choisi, c’est-à-dire qu’elle applique les codes spécifiques à ce rôle : posture, déplacements, placement, interaction avec le partenaire et avec le groupe.
En revanche, alterner d’un rôle à l’autre de manière aléatoire ou selon l’humeur n’est pas compatible avec l’enseignement de la danse traditionnelle. Chaque rôle demande un apprentissage solide et un temps d’intégration pour maîtriser correctement les mouvements, l’espace et l’interaction avec l’autre.
Nos professeurs, hommes ou femmes, maîtrisent les deux rôles, mais chacun est travaillé de manière distincte et méthodique. Passer d’un rôle à l’autre est un exercice spécifique, et non une pratique quotidienne ou aléatoire dans nos cours.
L’objectif est que chaque élève apprenne la danse dans son cadre culturel d’origine, avec rigueur et respect des codes, avant de développer sa propre expression.
Vais‑je apprendre quelque chose si je viens d’un pays ou d’une culture réputée pour la danse ?
Venir d’un pays ou d’une culture réputée pour la danse ne garantit pas de maîtriser cette danse. Beaucoup de personnes pensent qu’être né dans un pays latino, africain, ou dans une famille culturellement liée à la danse, les dispense d’apprendre.
En réalité :
certaines personnes originaires de Cuba ou d’Amérique latine peuvent ne jamais avoir été baignées dans la culture dansante et se retrouver désemparées face aux codes et techniques,
aucune origine, couleur de peau ou réputation culturelle ne remplace l’enseignement structuré,
tous les élèves doivent apprendre les bases, comprendre la musicalité, les mouvements et l’interaction entre partenaires pour progresser correctement.
En résumé : la maîtrise d’une danse traditionnelle se gagne par l’apprentissage et l’expérience, pas par la naissance ou l’image que l’on projette.
Est-ce que je vais apprendre quelque chose si je viens avec des idées ou clichés sur la danse ?
Beaucoup de personnes arrivent avec des images toutes faites ou fausses idées :
“Je suis espagnol, donc je sais danser”
“La danse est sexuelle”
“Un poète ou un écrivain a dit que la danse exprime tel ou tel sentiment”
Ces idées sont fausses et problématiques. La danse n’est pas une performance sexuelle, ni un exercice d’illusion culturelle.
Dans nos cours :
nous enseignons la danse telle qu’elle a été transmise par des générations, avec ses codes, son langage corporel et sa musicalité,
aucune origine ou idée reçue ne remplace l’apprentissage réel,
l’objectif est de comprendre et ressentir la danse correctement, pas de reproduire des clichés ou fantasmes.
Et la séduction ou la fertilité dans la danse, est-ce lié au sexe ?
Certaines danses, comme la salsa cubaine, s’inspirent de mouvements issus de la rumba, qui peuvent être liés à la séduction ou à la fertilité.
Cependant :
la danse n’est pas une performance sexuelle. Ces mouvements font partie d’un langage codifié et culturel, pas d’un acte sexuel,
beaucoup interprètent mal ces codes et pensent immédiatement au sexe, ce qui est une distorsion de la culture originale,
le sexe n’est pas la finalité de la danse traditionnelle : le plaisir vient de la danse elle-même, de la musicalité et de l’interaction, pas de la sexualisation.
En résumé : la danse peut évoquer des notions symboliques de séduction ou de fertilité, mais ces notions sont codifiées et ne doivent pas être confondues avec des actes sexuels.
Vais-je m’amuser si mon partenaire danse moins bien que moi ?
La danse sociale repose sur le partage et le plaisir, et non sur le niveau technique. Même si votre partenaire est moins expérimenté :
il est souvent ouvert à apprendre et à s’adapter,
vous pouvez continuer à vous exprimer dans votre corps,
nos professeurs corrigent et accompagnent toutes les situations pour que chacun profite pleinement.
Le plaisir et la fluidité viennent de la danse elle-même, et non des compétences supposées du partenaire.
Qu’est-ce qui distingue votre école des autres lieux proposant des cours de danse ?
Notre établissement propose un enseignement structuré et professionnel dans les danses afro-caribéennes et latino-caribéennes.
D’autres lieux proposant des cours peuvent sembler similaires, mais :
leur organisation n’est pas toujours encadrée par une pédagogie rigoureuse,
certains cours sont proposés dans des structures associatives ou des espaces partagés, avec un apprentissage moins systématique,
le terme “école” ne garantit pas automatiquement un enseignement professionnel ou structuré.
Nous garantissons un apprentissage sérieux, authentique et respectueux de la culture, de la musicalité et de la technique de chaque discipline que nous enseignons.
Les professeurs sont-ils qualifiés et vérifiables ?
Oui. Les personnes qui enseignent dans notre école :
ont suivi une formation structurée et reconnue dans leurs disciplines respectives,
ont acquis une expérience pratique auprès de professionnels et de maîtres reconnus,
disposent de références vérifiables, que vous pouvez demander ou consulter si besoin.
Cela garantit que chaque cours est dispensé par des enseignants compétents, expérimentés et fiables, capables de transmettre la technique, la musicalité et la culture des danses afro-caribéennes et latino-caribéennes.
Vous parlez souvent de certains danseurs ou professeurs, mais pour d’autres vous n’avez jamais rien à dire. Pourquoi ?
Nous partageons notre avis uniquement lorsqu’il y a des éléments intéressants, inspirants ou positifs à mettre en avant.
Pour d’autres personnes qui n’apportent rien de particulier à souligner, nous préférons ne pas commenter.
En tant que danseurs et formateurs, nous nous concentrons sur ce qui enrichit réellement la pratique. Notre rôle est de guider nos élèves vers l’excellence, en s’inspirant de ceux qui brillent et qui peuvent les aider à progresser.
Nous ne cherchons pas à juger ou comparer avec ceux qui sont moins expérimentés : regarder vers le bas ne permet pas de progresser. C’est en observant et en apprenant de ce qui est au-dessus que l’on s’améliore vraiment.
Cette approche permet de rester professionnels, justes et constructifs, tout en mettant l’accent sur la qualité, l’inspiration et la progression dans la danse.
Pourquoi ne participez-vous pas à certains événements ou soirées connus au Luxembourg ?
Nous recevons souvent cette question, et la réponse est simple : nos élèves sont toujours libres de se rendre à ces événements et nous les encourageons à se faire leur propre expérience.
En tant que professeurs, nous faisons le choix de ne pas y participer lorsque l’accueil, le respect ou la dynamique générale ne correspond pas à notre approche professionnelle. Notre priorité est de protéger nos élèves et notre communauté, et de rester concentrés sur l’apprentissage, le partage et la pédagogie.
C’est également pour cette raison que nous créons nos propres événements. Ils permettent à nos élèves de se préparer dans un cadre authentique, respectueux et agréable, avec un standard que nous jugeons cohérent pour une bonne expérience de danse sociale.
Ainsi, si nos élèves participent à d’autres événements, ils peuvent observer la différence de dynamique et de qualité, se forger leur propre opinion, et comprendre ce qu’un environnement de danse bien structuré apporte.
Vos cours de danse sont-ils une forme de thérapie ? Pourquoi ne le dites-vous pas ?
Il est vrai que beaucoup de participants se sentent bien, détendus et épanouis après nos cours. La danse sociale, quand elle est pratiquée avec attention, fluidité et conscience de soi, peut apporter un réel bien-être physique et mental.
Cependant, nos cours ne sont pas des séances de thérapie et nous ne sommes pas thérapeutes. Nous donnons des repères culturels, techniques et relationnels, et nous écoutons nos élèves pour les aider à progresser dans la danse, mais nous ne soignons pas les problèmes personnels ou émotionnels.
Certains élèves ressentent des états proches de la transe ou du lâcher-prise, surtout lorsqu’ils comprennent les concepts de placement du corps, de fluidité des mouvements et de connexion à la musique. Mais cet état n’est pas le but des cours, et ceux qui cherchent spécifiquement cet objectif doivent le comprendre dès le départ.
Notre priorité reste l’apprentissage, la culture et le plaisir de danser, et le bien-être ressenti par nos élèves est un bénéfice naturel de cette pratique, non une finalité commerciale ou thérapeutique.
Pourquoi l’homme et la femme ne doivent-ils pas être considérés comme antagonistes en danse ?
Dans la danse sociale, l’homme et la femme ne sont pas des opposés ou des adversaires. Chaque rôle a ses codes, ses mouvements et sa façon de se positionner dans l’espace. Ces différences ne sont pas des barrières : elles sont complémentaires.
L’homme guide, la femme suit ; chacun a un rôle précis qui permet à l’autre de s’exprimer pleinement. Si l’un essaie de faire le rôle de l’autre ou d’anticiper ce que l’autre doit faire, la danse perd sa fluidité et sa musicalité.
Cette complémentarité est au cœur de la danse sociale :
Elle garantit un dialogue harmonieux entre partenaires.
Elle permet à chaque danseur de briller dans son rôle, tout en soutenant l’autre.
Elle montre que la différence n’est pas un conflit, mais une synergie : le mouvement de l’homme complète celui de la femme et vice-versa.
En respectant cette complémentarité, la danse devient un véritable langage partagé, et non une confrontation ou une démonstration de supériorité.
Pourquoi certaines femmes ont-elles du mal à se laisser guider et pourquoi certains hommes ont-ils du mal à guider ?
Dans la danse sociale, les rôles homme et femme sont complémentaires et reposent sur des codes précis. Ces codes ne sont pas arbitraires : ils assurent la fluidité, la sécurité et l’harmonie du mouvement.
Certaines femmes ont tendance à anticiper ou à corriger le mouvement de l’homme. Même si l’intention est positive, cela déstabilise la dynamique : la femme se place parfois en « professeur », et l’homme dans un rôle passif. Ce déséquilibre peut perturber la danse et rendre les mouvements moins fluides.
Certains hommes peuvent avoir du mal à guider en raison de blocages sociaux ou psychologiques : peur de mal faire, crainte de contraindre, ou difficulté à prendre l’initiative. Ces obstacles limitent la clarté et la sécurité du guidage.
Le rôle de chacun est distinct mais complémentaire :
L’homme danse en homme, selon les codes masculins de la danse.
La femme danse en femme, selon les codes féminins de la danse.
Respecter cette complémentarité permet :
Une danse fluide, harmonieuse et agréable pour les deux partenaires.
La sécurité et le confort dans chaque mouvement.
Une interaction claire et naturelle, où chacun sait comment agir et réagir.
Nos cours enseignent cette complémentarité et cette maîtrise des codes, pour que chacun puisse danser en pleine conscience, avec fluidité, confiance et plaisir.
Pourquoi certains comportements ou compliments semblent différents entre cultures ?
Dans la culture latino‑cubaine, certaines interactions sont perçues différemment qu’en Occident, notamment dans le cadre de la danse :
Compliments et remarques sur la beauté, les formes, ou l’expérience d’une personne sont naturels et font partie des codes sociaux. Par exemple, une femme peut dire « papy » à un homme pour reconnaître son expérience ou son charisme, et un homme peut dire « mamy » à une femme dans le même esprit. Ce n’est pas un jugement d’âge, mais un signe de respect et d’appréciation.
Ces gestes et mots sont normaux dans le cadre social et dansant à Cuba ; ils ne sont ni offensants ni déplacés.
Pour un Occidental, ces mêmes comportements peuvent sembler surprenants ou choquants, car les codes sociaux sont différents. Les expressions de respect, d’admiration ou de séduction sont interprétées selon une logique culturelle différente.
Dans nos cours, nous expliquons ces nuances afin que chaque élève comprenne le contexte culturel, puisse interagir avec authenticité, et apprécier la danse sans confusion ni malaise.
Peut-on mélanger différentes salsas ou influences culturelles ?
Non. Chaque salsa, selon son pays d’origine, possède ses propres codes, sa musicalité et sa culture.
Mélanger les danses sans respecter ces fondements crée de la confusion et altère la qualité de la danse.
Certaines influences ou variations peuvent apporter de la créativité ou de la précision, mais elles ne constituent pas un « style » à part.
Pour illustrer : c’est comme mélanger du ketchup avec de la sauce soja : certaines personnes pourraient trouver ça original, mais le goût sera désastreux. Chaque salsa doit être respectée dans ses codes et son univers pour que la danse reste harmonieuse et expressive.
Puis-je venir danser uniquement avec mon partenaire ?
Si vous souhaitez ne danser qu’avec votre partenaire, les cours collectifs ne sont pas adaptés.
Dans ce cas, nous recommandons de prendre des cours privés, où l’enseignement est entièrement personnalisé pour votre duo.
Je ne suis pas d’accord avec votre approche sur les rôles homme/femme, je trouve cela rétrograde
Notre pédagogie repose sur une approche traditionnelle et culturelle des danses afro-caribéennes, où les rôles homme/femme sont distincts mais complémentaires.
C’est notre façon de présenter l’enseignement et de transmettre le langage culturel de ces danses.
Si cette approche ne correspond pas à vos attentes, cela permet de clarifier dès le départ et de vous orienter plus facilement vers un lieu ou une méthode qui s’aligne avec vos valeurs, sans vous faire perdre de temps ni nous faire perdre le nôtre.
Vous parlez de danses et cultures afro-caribéennes, mais vous n’êtes pas noirs. Quelle légitimité avez-vous ?
La légitimité ne vient pas de la couleur de peau, mais de l’étude approfondie, de la pratique et de la transmission fidèle des cultures concernées.
Dans la culture cubaine, par exemple, les Cubains eux-mêmes sont un mélange de communautés blanches, noires et métisses. Réduire l’afro-cubain ou toute culture latino à une seule couleur est une méconnaissance culturelle et une approche simpliste.
Notre rôle est de transmettre les codes, la musicalité et l’histoire de ces danses avec rigueur et respect, et non de revendiquer une identité raciale.
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